C'est la rentrée

Deux mois sans blogguer... Les vacances, le soleil, le farniente, les balades au bord de la mer des Caraïbes... ah, ben non, ce n'était pas ça du tout...
Bon, résolution du moins de septembre : donner plus d'intérêt à ce blog. En cette période de rentrée, je suis pleine de bonnes volontés... mais pas assez d'idées ! Je me suis posée une question : que puis-je faire de ce blog ? Un blog de filles ? Un blog de fond ? Un blog politique, engagé ? Car, je le trouvais trop fourre-tout. Au final, n'achetant jamais de magazine féminin, je me voyais mal faire un blog de filles ! J'opte donc pour le "blog de fond". Un terme probablement un peu trop pompeux, voire irréalisable... Bref... Me voilà partie dans une nouvelle aventure. Bienvenue !

Qui suis-je

Vous avez dit ça ?!

Syndication

  • Flux RSS des articles

Je ne comprends rien à l'économie. J'ai pourtant étudié (un peu) l'éco mais j'en ai aucun souvenir.
Et aujourd'hui, la crise financière qui fait trembler le monde me semble absconse ("abs" et "se" ne sont pas obligatoires...). ça s'agite et ça s'enflamme dans tous les sens, ça joue avec des milliards de dollars. Des banques font faillite, d'autres sont renflouées par les Etats, et les Etats-Unis, champion du libéralisme et du "laisser le marché se réguler tout seul" (en clair : les plus faibles mourront et les plus forts s'en mettront plein les poches, c'est du Darwinisme dans un pays qui apprend encore aux enfants que l'Evolution n'existe pas !), veulent jouer à l'état providence. Raté ! Les parlementaires ricains ne sont pas des moutons ! Ce n'est pas parce que leurs chefs ont passé une semaine à retravailler le plan de sauvetage du système financier avec le secrétaire au Trésor Paulson et le président Bush qu'ils l'approuvent lors du vote au Congrès. (c'est presque rassurant de découvrir que ces élus ont encore leur libre arbitre et ne suivent pas bêtement les directives... bien que pour beaucoup, les raisons de ce rejet soient purement électoralistes...). Bref.
Ce matin, c'est même la Caisse d'Epargne qui serait au bord du gouffre selon le Canard Enchaîné. Evidemment, la banque (en l'occurence, ma banque !) a démenti aussitôt cette information, dénonçant des rumeurs répandues uniquement pour nuire au groupe. Que ce soit vrai ou non (ce qui pourrait tout de même m'emmerder un peu...), le risque est que le marché y croit. Car les rumeurs, les peurs font s'agiter le marché (les bourses).
C'est Elie Cohen, économiste au CNRS, qui l'explique très bien : "Plus la crise dure, plus la liquidité interbancaire (les fonds que les banques se prêtent entre elles pour financer leurs activités) s'étiole et disparaît. Donc, plus une entreprise est ciblée (considérée comme fragile par les investisseurs), plus elle a de difficulté à trouver la liquidité qui lui est nécessaire au jour le jour. Ce à quoi on assiste actuellement, c'est une espèce de machine folle, qui est en train de cibler les entreprises les unes après les autres. Toute entreprise ciblée connaît des effondrements boursiers, a des difficultés à trouver de l'argent et finit par devoir se recapitaliser si elle veut se sauver. Aujourd'hui, il n'y aucun problème pour les banques de dépôts. Mais si demain, une rumeur sur les marchés dit qu'une entreprise est plus fragile qu'on ne le pensait, l'action sera cédée massivement, la banque aura du mal à trouver des financements. Il n'y aucune raison qu'une banque de dépôt européenne, et française en particulier, rencontre des difficultés. Simplement, comment faites-vous pour résister lorsque vous êtes ciblés par les marchés et que la liquidité interbancaire disparaît?"(interrogé par l'AFP puis repris dans beaucoup de médias)
Tout ça, c'est donc qu'une question de rumeurs ! Ben, les boules !!!!! Notre système financier pourrait s'effondrer parce que des petits malins répandraient de fausses rumeurs au bon endroit !
C'est comme la Bourse en général, je n'arrive pas à comprendre que des hommes puissent jouer avec des milliards, spéculer sur le prix des actions de telle ou telle entreprise, du pétrole, du blé, du lait... Tout ça à partir de rumeurs, d'hypothèses, de flair... Mais arrêtez-les, sinon ils vont faire n'importe quoi ! Ah, merde, trop tard... ils ont déjà fait n'importe quoi : le pétrole qui flambe, la crise des matières premières ! En mai d'ailleurs, une banque belge proposait à ces épargnants de faire fructifier leur si précieux pognon en fonction de la crise : plus le prix du lait et du blé augmentait plus ça leur rapportait ! Belle mentalité !

Heureusement, l'Europe et notre Super Président vont nous sortir de là ! Ils se réunissent samedi pour trouver des solutions à la crise et restructure le système financier européen. Espérons que d'ici là, le monde ne sera pas déjà ruiné... (Mais de toute façon, l'argent ne disparaît pas et il y a bien quelqu'un qui le récupère... non ?)

Mercredi 1 octobre 2008
- Publié dans : Le potdefleur réagit à tout ! - Communauté : Vivre en Normandie - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Il y a encore deux mois j'étais le genre de fille qui ne voulait pas entendre parler d'enfant, de fonder une famille. "Tu vas avoir un bébé ? Mais pour quoi faire ?!?!" Voilà ma réaction première quand un ami m'annonçait une naissance prochaine. Bon, j'étais ravie pour lui et/ou elle mais ça ne me donnait pas du tout envie. Au contraire. Et cette non-envie de faire des enfants a plusieurs raisons : je ne me sens pas prête à être mère, mon couple n'est pas prêt à être parents (d'un point de vue matériel et maturité), je n'aime pas les enfants...

Et soudain, sans crier gare, un jour, au détour d'une rue, mes hormones m'ont rattrapée. Les salopes !
En voyant une maman et son bébé, un couple et son enfant, j'ai eu moi aussi envie d'en avoir un...
Au début, j'ai eu peur. C'était une sensation nouvelle et étrange, qui s'est diffusée dans mon corps. Elle m'a prise aux tripes et au coeur. J'avais envie d'avoir un enfant (un jour...), je me sentais prête, comme si c'était naturel que je donne naissance au fruit de l'amour, que je transmette mon ADN et mes valeurs.
Et puis, je me suis habituée : la sensation est revenue et je l'ai apprivoisée. Aujourd'hui, je sais que quand le moment sera venu, je deviendrais mère et je n'en aurais pas peur. L'appréhension de la grossesse a aussi disparue.

Mais, je tiens à rassurer mes proches et amis : ce moment n'est pas venu. Je ne vais pas mettre la pression à mon Poncherello pour qu'on fasse un enfant. Je ne vais même pas aborder le sujet avec lui. Car le moment n'est pas venu. Même si on s'aime et que, il y a peu, il m'a fait une jolie déclaration sans s'en rendre compte et m'a prouvé qu'il nous voyait vivre ensemble longtemps (oui, parce que je suis une vraie fille, j'ai besoin qu'on me fasse des déclarations, qu'on me dise qu'on m'aime pour la vie, et lui, il est un vrai garçon, il ne dit pas ce genre de choses), nous n'en sommes pas encore au fondage de famille.



Bon, pour mon retour bloguesque de fond sur la toile du net, j'aurais parlé d'amour et de bébé... Qu'on se rassure : j'ai épuisé les sujets. ça, c'est fait !
Vendredi 19 septembre 2008
- Publié dans : Une vie palpitante - Communauté : Vivre en Normandie - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Début septembre, est sorti le film "Comme les autres" de Vincent Garenq, avec entre autres Lambert Wilson et Pascal Elbé. (Film que je n'ai pas encore eu le temps de voir, vus mes horaires de travail insensés). C'est l'histoire d'un couple homosexuel qui va tenter d'avoir un enfant : adoption, mère porteuse... Il va falloir passer par toutes les hypothèses et beaucoup de tracasseries pour faire une chose aussi simple que donner la vie et donner de l'amour.
Quoi qu'on en dise, l'homoparentalité reste un sujet tabou en France et faire un film sur ce thème est un beau défi. Les moeurs ont pourtant beaucoup évolués et sont même allés très (trop ?) loin, mais, en France, on dirait qu'il ne faut pas toucher au sacro-saint stéréotype de la sacro-sainte famille parfaite : le papa, la maman, les deux enfants... et le chien !
Pourquoi un enfant serait moins bien éduqué, moins bien préparé à affronter la vie, lorsque ce sont deux hommes ou deux femmes qui l'élèvent ? Ce qui compte, avant tout, ce n'est pas le sexe des personnes qui vont élever l'enfant et le chérir, mais c'est l'amour... C'est ça qui compte, bordel de merde, l'amour ! Alors, oui, d'accord, il y a aussi les valeurs qu'on transmet à l'enfant. Un homosexuel a moins de valeurs qu'un hétérosexuel ? Parce qu'il ou elle est amoureuse d'une personne de même sexe, il ou elle est incapable d'expliquer la vie à son enfant et de lui inculquer des valeurs fondamentales comme le respect, la tolérance, le courage, l'honneteté, la gentillesse...? Et qu'on ne me parle pas des schémas de la société qui doivent entourer l'enfant et qu'il faut lui expliquer : quels schémas ? Tout ça, ce sont des cases dans lesquelles on veut faire rentrer un enfant avant qu'il soit en âge de pouvoir décider lui-même de ce qu'il fera de sa vie !!!
Je prends ce sujet à coeur, déjà parce que je déteste les stéréotypes et les cases et les injustices, ensuite parce que j'ai été élevée dans une famille mono-parentale, par une "mère célibataire". Je n'avais pas de papa (je n'ai en toujours pas d'ailleurs!), pour autant suis-je mal éduquée ou mal adaptée à la société ? Et aujourd'hui, ceux que j'appelle l'entite "mes parents", ce sont ma mère et son concubin, qui n'est ni mon père, ni mon beau-père, mais qui a une place de choix dans ma vie. Essayez de faire rentrer ça dans une case ! La relation que nous avons établie perdrait tout son sens et sa saveur.

Pour revenir sur l'adoption pour des couples homosexuels, la France n'est pas la seule à être réactionnaire. La plupart des pays qui ont "légaliser" (comme si c'était illégal d'être amoureux !) les unions entre personnes de même sexe, leur offrant une certaine reconnaissance et des dispositions fiscales, sociales, n'autorisent pas l'adoption. Heureusement, c'est en train de changer, plusieurs pays européens autorisent l'adoption par des couples homosexuels, et la Cour européenne des droits de l'homme a fait jurisprudence en début d'année (lire ici). Surtout que c'est d'une hypocrisie sans nom d'autoriser une personne seule à adopter (peu importe sa sexualité, dans le cas contraire, ça sera discriminatoire) mais pas un couple homosexuel. A cause de ça, des milliers d'enfants vivent aujourd'hui (très bien !) au sein de familles homoparentales, mais dans un flou juridique qui fait qu'en cas de problèmes (accidents, décès, héritages...), l'enfant sera sûrement lésé.

Enfin, pour terminer sur une note heureuse : j'ai eu l'idée de cet article il y a trois mois lorsque le mariage homosexuel a été autorisé en Californie. J'ai lu alors plusieurs articles sur les centaines de couples qui se sont bousculés le 15 juin devant les bureau d'état-civil de Californie pour "officialiser" leur amour. Parmi ces histoires, l'une d'elles a retenu mon attention :
à San Francisco, le maire Gavin Newsom a présidé à l'union entre Del Martin, 87 ans, et Phyllis Lyon, 83 ans, deux lesbiennes qui vivaient ensemble depuis 56 ans. C'est beau l'amour !!!!

 



Lundi 15 septembre 2008
- Publié dans : Le potdefleur réagit à tout ! - Communauté : Vivre en Normandie - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Nous vivons sur des hypothèses.

Qui ou quoi peut nous prouver que tout ce que nous croyons sur le passé est vrai ?

Je parle de l’Histoire avec un grand H, pas de notre petite histoire, de notre passé personnel…

En fait, toute l’Histoire est faite, écrite aujourd’hui à partir d’écrits passés, d’œuvres d’art… mais surtout à partir d’hypothèses que des historiens, des scientifiques ont fait à partir de ces écrits. C’est sûr que certains témoignages et textes des siècles passés sont véridiques et nous apportent des éclaircissements réels sur notre Histoire, surtout sur celle de l’humanité…

Mais avant ?

Tout ce qui a pu se passer avant l’invention de l’écriture et donc de la possibilité pour les humains de laisser une trace de leur vie, de leur histoire, n’est qu’une somme d’hypothèses faites par des hommes d’aujourd’hui. Je ne remets pas en cause leurs savoirs, leurs découvertes sur, par exemple, la création de la planète, l’apparition de la vie, des premières cellules vivantes, la disparition des dinosaures, la rivalité entre les hommes de Cro-Magnon et les hommes de Neandertal… mais après tout, comment être certain que tout est vrai et que tout s’est réellement passé comme nous le démontre les livres d’histoire et de sciences.

Et une quelconque croyance en un ou des Dieux n’a rien à voir là-dedans…

Pour la « pré » histoire, nous nous basons sur des expériences scientifiques contemporaines, des expériences donc des hypothèses qui expliquent le passé.

Imaginez, dans une immense pièce aux murs blancs, avec une fumée blanche qui donne un aspect à la fois étrange et à la fois mystique (comme dans les films, quoi ! toute cette mise en scène me permet de mieux vous plonger dans l’ambiance : vous êtes un Michael Pinson dans les livres de Bernard Werber et vous êtes sur le point de rencontrer Zeus, le Dieu des dieux, ou bien comme Jim Carrey en Bruce-tout-puissant qui va l’espace de quelques jours avoir un drôle de job : être Dieu… mais bon, je crois que je m’égare là…). Donc dans cette pièce, des petites étiquettes sont placées sur de grands cubes en verre (remplis eux aussi d’une fumée blanchâtre bien évidemment !) dans lesquels, une expérience scientifique montre ce qui a dû se passer sur la planète il y a 4,5 milliards d’années (apparition de la Terre et de ses copines), il y a 3,7 milliards d’années (premières traces de vie : des bactéries), il y 2 millions d’années (l’Homo habilis s’équipe et se déplace)… Toute une série d’hypothèses grâce aux connaissances (merveilleuses je l’admets) mais aussi selon moi à l’imagination des scientifiques… et bien oui, à partir de ce qu’ils découvrent, de ce qu’ils voient, ils ont bien dû passer par une phase d’imagination, d’hypothèse (on y revient toujours, vous voyez !) pour se dire : « Tiens, et si ça s’était passé comme ça il y a plusieurs milliers d’années ? »… Ensuite, le travail est très sérieux, on quitte l’imagination. Les éléments et les savoirs mis en œuvre pour vérifier cette hypothèse, cette suggestion, sont des données scientifiques réelles. Mais, malgré cette vérification, cela reste des hypothèses puisqu’on ne peut, pour l’instant, retourner à cette époque et s’assurer que tout ça est bien vrai… (Je suis vraiment agnostique…) Retourner dans le passé ou bien avoir des témoignages. Mais mon esprit un peu trop étroit pense uniquement à des témoignages humains (et si possible oraux… ben oui, c’est encore plus sûr), alors que j’entends déjà les scientifiques aux esprits bien plus développés et plus ouverts que le mien déclamer que les témoignages naturels existent. La Nature nous parle et nous laisse des messages à travers les âges : les fossiles, les montagnes, les abysses… Mais personnellement, j’ai déjà essayé de parler avec un arbre ou même une chaise (c’est le résultat d’un arbre, non ?), je n’ai jamais réussi à établir le contact !

Et de toutes façons, je met en avant les témoignages humains pour valider une « hypothèse », mais qui me prouve que les hommes érudits du XV ou du XVIe siècle n’étaient pas des petits rigolos et que les écrits laissés ne sont que le fruit de leur imagination débordante. Après tout, le mot « histoire » a plusieurs sens. Alors pourquoi notre Histoire de l’humanité ne serait pas qu’un recueil d’histoires, de fables et des légendes, de récits qui font peur ou qui font rire ? En même temps, l’Histoire de l’humanité est également la somme d’une multitude de petites histoires humaines.

 

Allez, je sais, c’est facile de tenter de tout remettre en cause (et de perdre son sérieux pour jouer l’humour car finalement on n’a pas vraiment les connaissances pour rivaliser sur des sujets scientifiques si complexes). Le travail de fourmi et de génie des scientifiques qui tentent de comprendre et de nous expliquer le monde est formidable. Mais, cette petite réflexion personnelle sur ces hypothèses qui font notre Histoire, notre monde, notre réalité, montre… tente de montrer… aimerait bien montrer… pourrait peut-être un petit peu en regardant bien vous permettre (et me permettre) de se dire : rien est sûr et la réalité dans laquelle nous vivons pourrait peut-être changée ou s’effondrer… ça fait peur bien sûr… mais c’est aussi très excitant cette possibilité… !

Samedi 13 septembre 2008
- Publié dans : Petites pensées du potdefleur - Communauté : Vivre en Normandie - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
En Autriche, c'est le lieu de visite le plus prisé des Anglais... Un petit village (150 habitants) au doux nom de Fucking.


 Malgré ce nom difficile à porter, les habitants (je ne sais pas si on les appelle les Fuckers...) ne veulent pas en changer car le village existe ainsi depuis des siècles. Leur seul problème, c'est qu'ils leur faut régulièrement remplacé le panneau à l'entrée de leur bourgade, trop souvent volé par des petits malins...



Un peu plus de glamour maintenant...



ça change des campagnes habituelles de la sécurité routières qui montrent des accidents ou des personnes apprennant la mort d'un de leurs proches (publicités qui marchent très bien sur moi d'ailleurs...)... Je la trouve plutôt marrante cette pub...

Mardi 24 juin 2008
- Publié dans : Promenade internetesque - Communauté : Vivre en Normandie - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus